Notre arrivée au pays des cagoux

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Written on 4:15 p.m. by Cynthia Quenneville

Déjà 2 semaines que je suis à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Le temps passe tellement vite !

Je suis arrivée à 13 h le 28 décembre dernier sur un vol d'Air Calin avec mon frère Charles. En arrivant, on était top shape. Un sentiment de superhéro me comblait de fierté : j'avais vaincu le décalage horaire. Ma stratégie était pourtant simple ; il suffisait de se retenir de dormir dans l'avion jusqu'à ce qu'il soit une heure normale pour dormir à l'heure de la Calédonie.

L'erreur.

Si à 13 h j'étais supposément top shape, j'ai vite réalisé que mon cerveau m'avait abandonnée en cours de route. Sur le chemin de 45 minutes entre l'aéroport et l'appart de mes parents, mes parents et mon frère m'ont - c'était mon impression - bombardé d'information sur ce qui nous entourait. À droite : des arbres à lichis. À gauche: des citronniers, des manguiers, des cocotiers, des chevaux, des bananiers et des papayiers ? Jusque là ça va... Mais avec les noms des montagnes, des rues et un peu d'histoire au travers de tout ça... Ah oui, à droite : le bagne. Il faudra bien visiter un bagne pendant que je suis ici. Toujours à droite, le bateau qui emmene les employés à Goro. Un peu plus loin, le bateau qui emmene les gens à l'ilot canard. Entre les deux, des dizaines et des dizaines de voiliers de toutes les grandeurs.

L'appartement de mes parents bénéficie d'une vue enchanteresse. Perché sur le mont Vénus, on profite des paysages de la baie de l'Orphelinat, la baie des Citrons, l'anse Vata, l'ilot Canard, l'ilot Maître, l'ilot Signal, un mont dont je ne me souviens plus du nom, port Plaisance, et d'autres plages et baies qu'on m'a certinement identifiées et que j'oublie déjà...

Première constatation : mon frère et moi avons l'air blanchement malades. Il faudra y remédier.

Deuxième constatation : il fait quelques 34 degrés dehors mais avec une humidité d'environ 80% on veut s'échouer sur une plage et se laisser mourir sur le sable. Mes parents ont remarqué et préparent une petit visite chez leur voisin de pallier qui est en vacances et leur a offert d'utiliser sa piscine.

À 19 h, coup de barre. La fatigue me frappe et pourtant, c'est l'heure à laquelle les Français commencent à souper. On est donc sorti pour mon premier repas de tartare de thon sur la terasse des 3 Brasseurs (oui, oui, j'ai appris que c'était une franchise française donc ils ont la même chose ici) dans la baie des Citrons. C'était délicieux. Ici, on sert le pain sans beurre. Si on demande du beurre, il faut le prononcer à la calédonienne (beuuuh-rrrrrre) parce que si on demande du beurre à la québécoise, on a beau avoir un couteau dans la main droite et le bout de pain dans la gauche, faire des gestes de tartinade entre les deux, y'a rien à faire, ils ne comprennent pas. (!)

Au retour, toujours croulant de sommeil, je n'ai pas pu fermer l'oeil avant 23 h 30, en terminant les quelques pages qu'il me restait de Twilight et en prenant mes courriels avec mon nouveau iPod touch.

Les 2 prochains jours seront encore plus difficile. Insomnie ou décalage horaire, je ne semblait pas pouvoir rattraper le manque de sommeil accumulé et me réveillait quand même à 3-4 heures le matin sans être vraiment capable de me rendormir par la suite. Pauvre Charles. C'était déjà la 2e visite de mon frère au pays des cagoux et il avait très hâte de pouvoir me montrer tout ce qu'il connaissait sur la place. De mon côté, j'avais surtout hâte de récupérer et de pouvoir embarquer dans le rythme Calédonien. Il avait bien dormi dans l'avion lui. Les deux prochains jours seraient un combat entre l'homme qui veut partager ses découvertes et la femme qui refuse de sortir faire des visites et veut prendre le temps de s'installer.

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